06/10/2006

Les conférences d'Al Gore

patagonie

Au coeur de la présentation d’Al Gore sur le réchauffement climatique et du film, on découvre des photos choc du Kilimandjaro et de l’Himalaya qui mettent en évidence la fonte ultrarapide decertains des plus grands glaciers du monde et ses répercussions. Les exemples américains ne manquent pas non plus : Gore nous montre ainsi que le majestueux Glacier National Park ne possède maintenant plus que quelques-unes des étendues glaciaires qui ont fait sa réputation.

Ces images ont un impact indéniable. Le spectacle de la dégradation continue de ces sites magiques est à la fois navrant et mobilisateur. Nous pensions jadis que la Nature évoluait trop lentement pour que nous en percevions les changements, ou que la Terre était trop vaste et trop riche pour que l’humanité puisse la mettre en péril. Nous savons maintenant que nous avions tort. Gore nous montre clairement que des changements massifs se produisent tout autour de nous et que notre planète subit à chaque minute de nouveaux outrages.

Gore avance ensuite des preuves encore plus incontestables.

Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées se situent au cours des quatorze dernières années. Les océans, en particulier, se réchauffent à un rythme accéléré, provoquant des tempêtes tropicales et des ouragans de plus en plus violents, tels le désastreux Katrina qui ravagea la Nouvelle-Orléans en 2005. Des variations pluviométriques brutales ont entraîné des crues et des périodes de sécheresse de plus en plus sévères, tandis que les canicules faisaient à travers le monde d’innombrables victimes.

La hausse des températures a également causé l’extinction de certaines des plus belles espèces animales, notamment l’ours polaire. Pour la première fois de leur histoire, ces)magnifiques plantigrades s’épuisent en effet dans la vaine recherche d’une banquise nourricière, et finissent par se noyer.

Gore constate avec tristesse que, malgré une abondante moisson de données scientifiques avérées, trop d’Américains – et de leurs dirigeants – doutent encore de la réalité du réchauffement climatique. Les médias ont aussi leur part de responsabilité. Gore cite à cet égard deux statistiques éclairantes : fin 2004, Science Magazine recensait 928 études scientifiques corroborant la thèse du réchauffement, et aucune qui le contestât ; à la même époque, 53 %des articles de presse grand public la mettaient pourtant en doute. Manifestement, le message a du mal à passer…

Pour Gore, il est urgent de commencer par corriger certaines erreurs. La principale est de croire que cette crise planétaire a atteint une telle ampleur qu’elle est désormais ingérable. Gore, qui n’est pas du genre à baisser les bras, rétorque que les Américain sont affronté dans leur histoire quantité de problèmes réputés insolubles, de l’abolition de l’esclavage aux expéditions lunaires.

Il croit que la lutte contre le réchauffement climatique mérite de s’inscrire dans cette grande tradition. Il réfute aussi la thèse selon laquelle le développement économique serait inconciliable avec la défense de l’environnement. Il appelle à un «Siècle de Renouveau» dans des domaines tels que la conservation des ressources énergétiques, les transports ou la recherche d’énergies alternatives.

Mais il faut pour cela que le peuple américain se rassemble et affronte collectivement le problème, que chacun accepte de changer de style de vie et fasse pression sur les politiciens pour les amener à agir bien plus qu’aujourd’hui. Al Gore perçoit les signes avant-coureurs d’une mobilisation de masse, qui se dessine à travers les états d’Amérique et dans les partis politiques, et espère qu’UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE sera un catalyseur et une source d’inspiration pour ce grand mouvement.


 

Commentaires

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Écrit par : Dumont | 22/10/2006

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